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festival du film de la reunion
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Le Mercredi 2 Novembre
Dans le prolongement des projections en salles et dans le même esprit de partage, le Festival poursuit sa mission de démocratisation du 7e art et de l’éducation à l’image auprès des plus jeunes avec deux rendez-vous privilégiés. Ces rencontres inédites convient de grands professionnels à partager leurs savoirs, leurs expériences et leurs points de vue

Adolescence et cinéma
L’adolescence constitue une source d’inspiration inépuisable pour le 7e art. Spectaculaires ou introspectifs, fringants ou névrotiques, révoltés ou nihilistes, ces films sont extrêmement nombreux, de Zéro de conduite de Jean Vigo à L’Effrontée de Claude Miller, en passant par Les Quatre Cents Coups de François Truffaut, Mes petites amoureuses de Jean Eustache, Diabolo menthe de Diane Kurys ou La Drôlesse de Jacques Doillon.

Qualifié d’âge ingrat, cet entre-deux coincé entre l’innocence de l’enfance d’un côté et le pragmatisme imposé de la vie d’adulte de l’autre est aussi et surtout l’âge des possibles où, sous prétexte de crise identitaire, l’intransigeance vis-à-vis du jeu social est permise et le jugement du monde adulte possible. Les grands thèmes qui traversent l’adolescence font inévitablement écho à ceux qui portent la réalisation d’une oeuvre de cinéma : le parcours initiatique d’un premier film, la construction de l’histoire, l’identité des personnages, l’émergence des sentiments…

À l’occasion de la sélection en compétition de 17 filles, le Festival convie les deux réalisatrices Delphine et Muriel Coulin à partager avec les élèves du secondaire leur expérience. Comment écrire et filmer cette période de mutation dans toute sa complexité, entre utopie et désespoir ? En quoi le thème de l’adolescence est-il particulièrement propice à la création ? Comment dirige-t-on de jeunes acteurs ? Ont-ils un besoin de liberté plus grand

- Mercredi 2 novembre à 14h00 au Lycée Saint-Paul IV

Le Jeudi 3 Novembre
Dans le prolongement des projections en salles et dans le même esprit de partage, le Festival poursuit sa mission de démocratisation du 7e art et de l’éducation à l’image auprès des plus jeunes avec deux rendez-vous privilégiés. Ces rencontres inédites convient de grands professionnels à partager leurs savoirs, leurs expériences et leurs points de vue

La leçon de cinéma de Pierre Salvadori
Le président du jury 2011 est un cinéaste cinéphile au goût prononcé pour le mélange des genres, dès ses débuts. Celui qui a commencé comme acteur de café-théâtre est ainsi passé de l’humour noir et cassant (Cible émouvante) à la chronique intimiste et hilarante (Les Apprentis), avec un détour par la mélancolie et le burlesque (... comme elle respire).

Quant à son envie de faire des films, Pierre Salvadori l’attribue au désir de provoquer chez les autres ce que certaines oeuvres ont engendré chez lui : un mélange de plaisir, de joie et d’exaltation. "Le film déclencheur a été Le Ciel peut attendre de Lubitsch. Avant ce film, j’étais extrêmement timide, je n’osais pas dire ce que j’aimais, ce que je n’aimais pas. Tout s’est éclairé d’un coup : j’ai su ce que j’aimais, ce qu’était la mise en scène, le goût de l’ellipse, de la métaphore à travers les objets".

Enfin, lorsqu’il analyse son rapport au 7e art, Pierre Salvadori confie volontiers que le cinéma provoque chez lui les mêmes effets que les personnes ou les événements auxquels il peut être confronté. "Certains films peuvent me mettre en joie ou très en colère si je les trouve malhonnêtes. J’ai le même rapport moral au cinéma qu’aux êtres." Le cinéaste éprouve donc un lien intime et viscéral avec le cinéma qu’il partagera avec les élèves au cours d’une rencontre inédite.

- Jeudi 3 novembre à 14h00 au Lycée Saint-Paul IV

Le Vendredi 4 Novembre
Dans le prolongement des projections en salles et dans le même esprit de partage, le Festival poursuit sa mission de démocratisation du 7e art et de l’éducation à l’image auprès des plus jeunes avec deux rendez-vous privilégiés. Ces rencontres inédites convient de grands professionnels à partager leurs savoirs, leurs expériences et leurs points de vue

La construction d’une image
Comme chaque année, le festival met un point d’honneur à s’acquitter de l’une de ses missions premières : l’éducation à l’image. Car l’image a un sens. Elle est un langage. Elle exprime un point de vue. De même, l’art cinématographique a ses vocabulaires, ses genres et ses codes. Aussi, apparait-il de plus en plus nécessaire – et dans certains cas salvateur – de donner aux plus jeunes les moyens de décrypter les images auxquelles ils sont quotidiennement exposés.

Apprendre à lire une image, déchiffrer, contextualiser, analyser, c’est être maître de son interprétation. Apprendre à lire une image, c’est aussi adopter un positionnement face aux savoirs, une distanciation, une réflexion. Apprendre à lire une image, c’est enfin une condition précieuse pour développer son l’autonomie dans un monde de communication. Exercer un esprit critique se révèle indispensable à tout spectateur et finalement à tout citoyen.

Animé par la réalisatrice Fabienne Berthaud (Frankie, Pieds nus sur les limaces), cet atelier poursuit plusieurs objectifs concrets : décortiquer la construction d’une image et de ses composantes (lumière, décor, caméra, jeu d’acteur…), acquérir le vocabulaire du cinéma (scénario, storyboard, plan américain, travelling…) ou encore distinguer les genres cinématographies (fiction, documentaire...).

- Vendredi 4 novembre à 10h30 à l’École primaire du Ruisseau à Saint-Paul